L’habit interdit de la musulmane: hijab, niqab 2ème partie

Suite de l’article: L’habit interdit de la musulmane: hijab, niqab 1ère partie

— Enlever le hijâb permet de relever les défis ? Je croyais qu’il fallait plutôt réfléchir pour ça ! Ou alors le hijâb empêcherait de réfléchir… Ça veut dire quoi, Jaddi, « qu’ils doivent grandir » ?

— Pas grand-chose, en réalité. Et en même temps toutes les attaques de l’islam tournent autour de cela. Pour les élites françaises – et aussi pour beaucoup de gens qu’ils ont désinformés, y compris des chrétiens fervents – une religion, pour être belle et grande, doit avoir deux caractéristiques. La première c’est qu’elle ne doit concerner que les affaires spirituelles. Sous prétexte que la religion est une chose noble, elle n’a pas à s’occuper des choses matérielles, comme l’habillement, le mariage, l’héritage, l’économie, et bien sûr les lois civiles et pénales. On entend souvent des gens, musulmans ou pas, dire que la religion n’est pas une question de look, ou, pire, que Dieu a d’autres choses à faire que de S’occuper de ces choses-là, qu’Il ne va pas punir pour des questions d’habillement ! Entre parenthèses, cette façon de comprendre la religion n’est pas moderne du tout car à l’époque de la Révélation, déjà des mécréants arabes s’étaient moqués d’un compagnon en lui disant que c’était étrange qu’une religion s’occupe de la manière d’aller aux toilettes.

— Ah oui ! Je sais, on en a déjà parlé. C’est dans un hadith authentique de chez Muslim et le compagnon est Salmân Al-Fârisiyy. Il leur avait fait comprendre qu’au contraire une religion guidait l’homme dans tous les domaines, et que le Prophète, ‘alayh-is-salâm, n’avait rien oublié, pas même la manière de se rendre aux toilettes. Puis il avait cité les règles de bon comportement. Ma châ Allâh

— Oui, c’est ça, bârakallâhu fîk. La deuxième caractéristique d’une bonne religion selon eux c’est qu’elle ne doit pas prétendre détenir la vérité. Vous avez remarqué que la vérité n’est pas pour eux une caractéristique essentielle d’une religion ? Ce qui importe, c’est deux choses. Premièrement, qu’elle ne casse pas l’unité de la nation. Les Mecquois avait fait la même critique envers les musulmans en disant qu’ils avaient rompu avec la tradition et le modèle en vigueur et qu’ils rompaient l’unité même au sein des familles. Mais les musulmans leur répondaient qu’au contraire l’islam rassemble car il fait appel à ce que les hommes ont en commun de plus profond, le fait d’être des créatures du même Créateur et qu’il amène bonté et justice pour tout le monde. Ils invitaient ensuite les mécréants à analyser leur système et à reconnaître à quelles injustices et catastrophes sociales leur modèle chéri les avait conduits en réalité. Deuxièmement, il faut qu’elle soit critique vis-à-vis d’elle-même et qu’elle reconnaisse ses torts et ses erreurs. Car ils partent du principe que personne ne peut détenir toute la vérité. Alors, la religion doit reconnaître que la vérité n’est chez personne et que toutes les idéologies se valent et contiennent du vrai.

— Mais cette idée n’est pas nouvelle non plus !

— C’est vrai. À quoi tu penses, Safia ?

— Je pense au fait que les mécréants arabes avaient eux aussi proposé au Prophète, ‘alayh-is-salâm, qu’on adore à tout de rôle une année sur deux Allâh et leurs divinités.

— Ah oui ! C’est même à cette occasion qu’Allâh a révélé la sourate 109, Al-Kâfirûne, Les Mécréants, pour nous dire que l’islam s’oppose dans son fondement à toute autre religion et qu’une société ne peut pas adorer Allâh et en même temps reconnaître que les autres divinités peuvent avoir du bon.

— Exactement, Zeynab ! Donc ce qu’ils exigent de nous, c’est qu’on considère que l’islam n’est qu’une idéologie comme une autre et qu’il doit évoluer pour s’adapter. On nous demande de nous débarrasser de ce qui n’est pas compatible avec ce qu’ils appellent la modernité, avec l’évolution des mœurs, avec la culture de la majorité. On nous demande aussi d’arrêter de considérer que tout ce qui sort du Coran et des hadith a été interprété correctement par les compagnons et les savants qui les ont suivis. On nous demande de considérer que le chemin tracé par le Prophète, ‘alay-is-salâm, n’est pas le seul chemin admis en islam, ni forcément le meilleur. Tout est toujours discutable, tout est toujours interprétable, on peut douter de tout. Ce qui était peut-être indiqué dans le passé n’est pas forcément bon pour nous ici aujourd’hui.

— C’est ce qu’ont déjà fait les juifs et les chrétiens, non ?

— Oui c’est exact. D’ailleurs ils nous disent que pour mûrir les musulmans doivent suivre l’exemple des chrétiens et faire leur autocritique. Les chrétiens n’ont plus aucune influence hors de l’église. Et dans l’église, pas beaucoup non plus. Avant les femmes portaient la mantille à l’église, et dans certaines conditions dans la rue. C’était religieusement obligatoire.Mais aujourd’hui, les femmes ne sont plus obligées de le porter et elles ne le portent plus. Et pourtant c’est une obligation biblique qu’on trouve clairement dans les épîtres de Paul.

— Tu veux dire que les premières chrétiennes portaient le voile ?

— Sans aucun doute oui, et que cette pratique est inscrite dans le livre saint des chrétiens. C’est à cela qu’a abouti leur autocritique. À abandonner des prescriptions qui ont toujours été suivies et à faire entrer dans la pratique et la croyance des choses qui n’ont jamais existé. Remarquez que l’islam n’a jamais demandé autant aux chrétiens !

— Mais ça n’est pas possible ça pour l’islam !

— C’est vrai que c’est plus facile pour le christianisme et le judaïsme, car leurs pratiques ne sont pas réellement liées à des paroles transmises directement de leur prophète. L’ordre de porter un voile est par exemple présent dans les épîtres de Paul dans le Nouveau Testament. Et Paul est un juif qui dit avoir rencontré Jésus bien après la « mort » de ce dernier ! Dans le cas de l’islam, les règles sont plus strictes. Les informations authentiques nous viennent toutes du Prophète, ‘alayh-is-salâm, via des personnes dont Allâh est satisfait et qui ont vécu auprès du Messager. Mais malgré le fait que cela n’existe pas en islam et que tout vient du Prophète, ‘alayh-is-salâm, on trouve un certain nombre de musulmans qui ont adopté ces idées.

— Ces idées ?

— Ben oui, Zeynab, je vois bien ce que veut dire Jaddi. Ils considèrent que l’islam est principalement dans le cœur, certainement pas dans les vêtements, et que croire suffit. Ils considèrent également que les musulmans ne possèdent pas toute la vérité et que ce qui était vrai il y a 14 siècles ne l’est plus forcément aujourd’hui.

— Oui c’est ça, Hasan. Malgré tout, un certain nombre de musulmans ont adopté ces idées. Seulement même s’ils sont nombreux, leur nombre diminue à mesure que les gens évoluent dans leur religion. Parce que l’évolution des musulmans ne va pas vers l’abandon des pratiques mais vers un accomplissement plus sérieux de ces pratiques au contraire. En général ça ne se voit pas tout de suite parce que les premières choses qui changent sont les conceptions de la vie et les actes cultuels comme la prière. On voit les choses autrement, on pense plus à Allâh, on médite davantage, on prie à l’heure, on jeûne plus, ou des choses discrètes, comme le fait de ne plus dire de gros mots, de ne plus boire d’alcool, de ne plus manger de porc… Mais très vite les progrès touchent la sphère publique. Et ce qui se voit le plus au-dehors c’est l’aspect physique, en particulier l’habit de la femme musulmane.

— Résultat : on voit de plus en plus de hijâb dans les rues et de plus en plus de niqâb.

— Exactement, Safia. Il n’y avait pas tant de voiles et de niqâb avant. Donc ça les fait réagir. L’évolution du comportement des musulmans ne se fait pas comme celui des chrétiens et des juifs. C’est pour cela qu’ils comprennent que, pour les musulmans, le hijâb et le niqâb ne sont pas de simples vêtements. C’est pour cela qu’eux non plus, malgré la laïcité, ils n’arrivent pas à considérer le voile comme un vêtement neutre et qu’ils ont essayé de trouver plein d’arguments pour dissuader nos sœurs de le porter. Mais aucun de ces arguments n’a de prise sur elles ni ne les convainc. Pourquoi ?

— Parce qu’elle ne cherchent qu’à obéir à Allâh et que les seules choses qui peut les convaincre ce sont les versets et les hadiths ?

— Précisément ! Les musulmanes voilées ou en niqâb ne classent pas leur vêtement dans la catégorie des symboles. Le voile n’est ni le symbole de l’appartenance à l’islam, ni celui de la pudeur, ni celui de l’asociabilité et de l’isolement, ni celui du rejet des autres êtres humains, ni celui de l’enfermement, ni celui de l’infériorité des femmes. Elles ne les classent pas non plus dans les revendications politiques contre la démocratie ou la laïcité. Elles ne les classent pas dans la catégorie des uniformes de soldats pas plus que dans la catégorie des camouflages pour commettre des actes de terrorisme ou de banditisme. Non elles le classent dans une seule catégorie : celle des adorations. Et les adorations, c’est quoi?

— C’est de faire ce qu’Allâh aime.

— Oui, mais pas seulement. C’est de faire ce qu’Allâh aime et de ne pas faire ce qu’Allâh n’aime pas. C’est les deux. Faire ce qu’Il ordonne et ne pas faire ce qu’Il interdit. Et ça concerne quels domaines de la vie du croyant ?

— Tous les domaines.

— Exactement. Ça concerne tous les domaines de la vie, et en permanence. Car Allâh nous voit en permanence et Il ne néglige pas les actes de Ses créatures, même ceux qui leur semblent les plus insignifiants. C’est donc en permanence que le croyant va chercher à plaire à Allâh et à ne pas Lui déplaire. Quand on est conscient d’être vu en permanence, on va chercher à ce que Celui qui voit ne nous voit faire que du bien et on aura honte de faire du mal devant Lui. C’est ça, la vraie pudeur. Et c’est le sens de ce hadith très clair, que vous connaissez déjà, sur ce qui doit motiver les actes des musulmans. Un jour, le Prophète, ‘alayh-is-salâm, a ordonné ceci aux compagnons, dans un hadith jugé bon de chez At-Tirmidhiyy : « Soyez pleins de pudeur vis-à-vis d’Allâh. Éprouvez envers Lui une pudeur réelle, forte et sincère ! » Les compagnons ont dit : « Ô envoyé d’Allâh, nous sommes pudiques, al-hamdu lillâh. » Le Prophète a répondu : « Non, ce n’est pas cela. La vraie pudeur vis-à-vis d’Allâh, c’est de préserver sa tête et ce qui est lié à elle, ainsi que son ventre et ce qui est lié à lui, et c’est de penser à la destruction et à la mort ; et que celui qui désire l’Au-delà délaisse la beauté illusoire de cette vie-là. Ainsi, celui qui a fait cela éprouve de la réelle pudeur vis-à-vis d’Allâh. » À lui seul ce hadith explique pourquoi le voile pose problème.

— Oui, l’islam ne peut pas être que dans le cœur.

— C’est ça. Et pourquoi ? Parce qu’Allâh est parfaitement vivant et vigilant. Allâh est là. Et c’est d’avoir conscience de cela qui va emplir le cœur du croyant du rappel d’Allâh en permanence. Et c’est parce que l’on a Allâh dans son cœur en permanence qu’on va penser à Lui obéir et à ne pas Lui désobéir en permanence. On va faire ça pour chaque situation où la Révélation s’est exprimée. Et la Révélation s’est exprimée sur tout.

— Y compris comme l’a dit le compagnon Salmân, qu’Allâh soit satisfait de lui, sur la manière d’aller aux toilettes.

— Voilà. Donc maintenant on comprend mieux ce qui dérange les élites françaises dans le voile et le niqâb. C’est d’abord le fait qu’ils sont un élément de la loi d’Allâh, la Charî’ah. Un élément au même titre que tous les éléments de la loi islamique. Ce n’est donc pas une tradition, qu’on peut changer comme on veut, elle ne dépend pas de la culture – d’ailleurs les femmes voilées ici ont la même culture que les autres, demandez donc à leurs voisins, à leurs amies. L’habit de la musulmane n’est même pas dépendant du contexte et des problèmes concrets rencontrés.

— Pourtant le voile a bien une raison d’être. La pudeur par exemple et la purification de la société. Le voile a bien un rôle dans la société, non ?

— C’est vrai. Mais ce sont des justifications secondaires. Ce ne sont pas elles qui justifient le port du voile.  À elles seules, elles ne sont rien. Ni pour interdire le voile, ni pour le rendre obligatoire. Ce qui importe c’est l’ordre d’Allâh. C’est vrai, obéir à Allâh facilite les choses de la vie et nous évite les soucis. Mais ce n’est pas cela qui pousse les croyants à obéir. Ce qui les pousse à obéir, c’est qu’Allâh a ordonné ou a interdit.

— Je comprends bien.

— Donc c’est ça la première chose qui dérange les élites ici. L’habit des musulmanes n’est pas l’affaire des hommes et personne ne peut convaincre les croyants que le voile ou le niqâb doivent être enlevés. Aucun argument. Et c’est pour cela que le voile existera jusqu’à la fin des temps. Exactement comme tous les éléments de la Charî’ah. Parce que l’ordre et l’interdiction d’Allâh existeront jusqu’à la fin des temps. L’habit de la femme musulmane est l’élément de la Charî’ah qui se voit le plus dans les rues et on peut voir clairement que les musulmans y reviennent et y tiennent de plus en plus. Donc si le hijâb et le niqâb sont le symbole de quelque chose, alors ils sont le symbole de l’amour de la Charî’ah. Le symbole de l’attachement des croyants à une loi non humaine, immuable, impossible à faire abandonner. Ce qui nous conduit à la seconde chose qui dérange. Car cette loi immuable n’est pas conçue comme une loi républicaine qui peut être jetée quand elle n’est plus utile. C’est la loi de Dieu. Elle est non seulement la vérité mais aussi et surtout la seule vérité. Or nous sommes dans une société où les élites font tout pour qu’on croit que la vérité n’existe pas, une société où dire la vérité n’est pas considérée comme une vertu, où mentir n’est pas réellement mal vu, où on peut mentir officiellement et ne pas perdre son statut, ni son poste, ni son influence, où mentir n’empêche pas d’être réélu, de vendre des livres, d’être considéré comme quelqu’un de bien, une société où on peut même avoir des problèmes à dire les vérités qui dérangent. Et cette société ne peut accepter que les musulmans prétendent proposer la seule vérité, celle des gens aimés par Allâh depuis le premier homme jusqu’au dernier, en passant par Moïse, Jésus et Muhammad, ‘alayim-us-salâm. Quand quelqu’un se convertit à l’islam, il le fait parce que, pour lui, c’est la seule vérité. Sinon, il resterait dans son ancienne religion. Et les jeunes filles, bien éduquées avec des diplômes qui se convertissent à l’islam portent le voile, de leur plein gré, par conviction. Personne en France n’aurait le droit de les forcer à le porter. Si elle le porte, cela signifie que des esprits considérés comme instruits arrivent à la conclusion que le voile est la vérité. D’ailleurs, parmi les gens qui défendent le voile et le niqâb, il y a des femmes musulmanes qui ne portent ni l’un ni l’autre. Mais elles défendent la Charî’ah, la loi d’Allâh. Une loi vivante comme Allâh est vivant. C’est ça qui dérange les élites dans le port du voile et du niqâb : quand une femme le porte dans la rue, même sans parler, elle transmet le message que c’est comme cela et pas autrement que le Seigneur des hommes a toujours ordonné qu’on se vêtisse. Et c’est insupportable pour des élites qui veulent mettre la main sur la morale et mettre la pression pour que toutes les idées, tous les avis soient équivalents. D’ailleurs quand ils disent que l’islam ne doit pas être trop voyant en France parce que la culture française est chrétienne, on voit bien que ce n’est pas la vérité qu’ils visent. La culture n’a rien à voir avec la vérité. Les Mecquois tenaient exactement le même raisonnement avec la religion de leurs parents, qu’ils suivaient sans chercher à savoir si elle était vraie ou pas.

— Jaddi, si tu parles des élites tout le temps, tu veux dire que le peuple agit différemment, c’est ça ?

— Oui, clairement. Il n’y a pas de grand rapport entre ceux qui décident et le peuple. Il n’y en a jamais eu. Les élites ont toujours posé des problèmes aux prophètes et ce sont les petites gens qui les ont soutenus. Les élites sont toujours plus difficiles à convaincre. Quand les sorciers du pharaon, des spécialistes incontestés dans leur domaine, ont affirmé que Mûsâ disait la vérité, le pharaon ne les a pas suivis et il les a assassinés sauvagement. Car les élites sont orgueilleuses, elles ont bâti un système où elles sont élites et l’islam les obligerait à être justes et à renoncer à des privilèges qu’elles se sont elles-mêmes octroyés. Les élites de La Mecque ont refusé l’islam car un Dieu unique, qu’on peut adorer partout, rapporte moins d’argent et leur donne moins de pouvoir que des centaines d’idoles localisées uniquement à La Mecque. Regardez vos voisins, vos collègues, vos amis non musulmans. Est-ce qu’ils ne sont pas ouverts, réfléchis, et tolérants quand ils vous connaissent. L’élite parle du voile et du niqâb pour faire peur au peuple dans une société où les conversions sont nombreuses et où l’islam est de mieux en mieux appliqué. Le peuple voit bien que les femmes voilées sont des femmes comme les autres et les stratégies des élites ne doivent pas faire oublier l’essentiel.

— Et c’est quoi ? Inviter les gens à l’islam ?

— Oui. Par les paroles et le comportement. Il y a 14 siècles, un homme est venu de la part du Créateur et son message concerne tout le monde, toutes les cultures et tous les peuples. Ce n’est pas la religion des Arabes mais la religion de Dieu. Le voile n’est qu’un des très nombreux éléments de ce message. Parmi ces éléments, certains vont certainement déranger les habitudes et les convictions des gens. C’est arrivé même à l’époque de la Révélation. Mais quand on prend le temps d’étudier les choses, que les ordres et les interdictions d’Allâh sont expliqués clairement, on comprend leur importance et leur intérêt. Combien de femmes, nouvelles converties, pensaient qu’elles n’arriveraient jamais à aimer le voile et qui le portent aujourd’hui avec plaisir ? Les élites orientent l’attention des gens sur ces points qui les dérangent en leur faisant croire que ces points-là prouvent que la foi et la pratique islamiques sont incompatibles avec le bonheur et l’épanouissement. C’est pourquoi, il faut aller à l’essentiel, mes enfants. L’essentiel, c’est de convaincre que ce Dieu existe et que ce Prophète, ‘alayh-is-salâm, est bien envoyé par Lui, que le message est bien miraculeux et cohérent, et que la loi est bien complète, miséricordieuse, sage et suffisante. Avec l’aide d’Allâh, comme ça arrive le plus souvent, c’est la conviction que l’islam est la vérité éternelle qui va faire accepter le voile et les autres pratiques de l’islam. Et qu’Allâh nous aide à agir pour Lui, en ayant conscience qu’Il nous voit en permanence et en essayant de faire comme si on Le voyait Lui.

— Âmîne !

Texte écrit par Soulaimane Chemlal
Éditions Avant l’Heure

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